| Carnet de Zénon
De paradoxes en apophtegmes |
|
Menu
zénon Liens Catégories
| Publié le jeudi 19 janvier 2006
" Personne, en fait, n'avait besoin de parapluie. Il y avait des toits, des passages couverts, des frondaisons, et, pour les trajets à découvert, tout l'attirail nécessaire : chapeaux, houppelandes, pelisses. Le parapluie n'a jamais manqué, il ne correspond à aucun besoin. L'esprit qui l'a conçu a inventé plus qu'une chose : un toit portatif, un ciel à soi, un havre mobile qui rend la marche sous une pluie verticale abritée mais aussi rassurée, séparée de l'infini laiteux au-dessus de nos têtes. Avec trois fois rien, le parapluie crée un monde d'une extrême subtilité : clos mais non fermé, protégé mais non enfermant, fixe et mobile à la fois, stable et à éclipses, intermittent et permanent. Dernières nouvelles des choses, Roger-Pol Droit, Éditions Odile Jacob, Paris 2005, 227 p. ISBN 2-7381-1572-1 Par zénon • 2006-01-19 18:14:59 Permalien | Ajouter un commentaire • Citations |
Un blogue Journal personnel/Pensées par Mon Blogue.com
|
|